ASCEE 06
 

La randonnée dans le var du 16 au 18 juin

 

(Publié le 21 juin 2018)

 
 

La randonnée dans le var du 16 au 18 juin

publié le 23 juin 2018 (modifié le 24 juin 2018)

Camping du relais de la Bresque

Week-end des 16, 17 et 18 juin : c’est la période idéale pour programmer un week-end de randonnée, avant le rush estival. Aussi, dès le vendredi nous partons en direction de Sillans la Cascade, au camping de la Bresque où nous avons réservé des mobil-homes. C’est un magnifique espace, sous une pinède, au calme. Angélique nous reçoit avec une extrême gentillesse et fait tout pour que notre séjour soit agréable. Il le sera ! L’arrivée des 25 participants se fait tout au long de la journée, selon l’emploi du temps de chacun. Au moment de l’apéritif, tout le monde est là, on peut commencer les agapes ! Le buffet est dressé devant le mobil-home du Président, noblesse oblige…. On se sépare à regret à la nuit noire, mais demain il faut être en forme pour la première randonnée.

Samedi : nous démarrons de la place de la Respelido (la renaissance) dans le village de Carcès. Le vieux village s’enroule en colimaçon autour de son château médiéval. Les nombreuses maisons aux façades de tuiles vernissées y apportent un charme et un caractère particulier. D’autres façades en trompe-l’oeil y racontent l’histoire au fil du temps.
L’objectif de cette balade de 14 kilomètres et 300 mètres de dénivelée, où l’eau est omniprésente (canal, lac, rivière) :
- le lac de Sainte-Suzanne ou lac de la Fontaine d’Ajonc, plus connu sous le nom de lac de Carcès, est une magnifique étendue d’eau de plus de 100 hectares. C’est un lac de barrage. Les travaux ont commencé en 1932 pour se terminer en 1935. La mise en eau a été effectuée en 1936. Le lac permet d’alimenter en eau potable non chlorée la ville de Toulon. Nous longeons le lac par une large piste en berge gauche.
- juste après le barrage, nous atteignons les chutes du Caramy, ensemble impressionnant de cascades, avec deux paliers d’environ 7 mètres chacun. Le débit est plutôt fort, en tout cas assez pour offrir un spectacle de choix.
Nous revenons suffisamment tôt au camping pour que chacun puisse vaquer à des occupations diverses : piquer une tête dans la jolie piscine de l’établissement, jouer aux boules, se reposer… Hélas, en fin d’après-midi le ciel se couvre, des coups de tonnerre éclatent, et voici que tombe une belle averse qui va durer au moins une heure. Nous craignons ne pas pouvoir refaire un pique-nique tous ensemble, ce serait dommage que chacun soit obligé de dîner dans son mobil-home... Heureusement, l’orage s’éloigne, nous pouvons ressortir et pique-niquer tous ensemble. L’air s’est bien rafraîchi, on sort les petites laines.

Dimanche : nous partons directement de Sillans-la-Cascade, notre lieu de villégiature. Ce village est connu pour ses cascades qui sont les plus hautes chutes du Var. Nous commençons la randonnée par un chemin aménagé qui mène à une splendide chute de 42 mètres de haut. Ce sont les eaux de la Bresque grossies par celles de la belle source du château de Bresc et du vallon de l’Ourc qui se précipitent dans un petit lac tourbillonnant. La succession de gorges sauvages, de prairies ombragées, de cascades, font de cette rivière une petite merveille. On se laisse charmer par la transparence de ses eaux, les reflets émeraude mis en valeur par le tuf des cascades. Elle continue son chemin vers Salernes, Entrecasteaux, et se jette dans l’Argens à l’est de Carcés.
A l’heure du déjeuner, nous atteignons le village de Salernes. C’est un village au patrimoine historique important. Il est agréable de flâner dans les ruelles étroites au maisons pittoresques. Salernes est célèbre pour ses tomettes hexagonales qui recouvrent la plupart des sols dans les maisons provençales. Le site de la Baignade de la Muie et sa pelouse ombragée nous accueille pour le pique-nique. Les plus courageux piquent une tête dans l’eau qui est, parait-il, assez fraîche. Mais le soleil bien présent les réchauffe rapidement.
Certains se font raccompagner au camping en voiture, les autres entament à pied le chemin du retour pour une dénivelée totale de 200 mètres et une distance de 12 kilomètres.
Revenus au camping, nous revêtons nos plus beaux atours car nous sommes invités à dîner chez Claude et Roland, dans leur magnifique mas à Ampus. Nous découvrons un idyllique paysage provençal : champs d’oliviers, murs en pierres sèches, pieds de lavande et douceur de l’air. Nous sommes reçus comme des princes : spritz, terrines maison, authentique flamenkuche, fromages de chèvre du terroir, crème renversée et tarte aux pommes. Merci à nos hôtes pour cet accueil si chaleureux, à l’image de leur accueillante maison. Après cette belle soirée, ceux d’entre nous qui travaillent demain rentrent chez eux, les autres retournent au camping pour une dernière nuit.

Lundi : réveil un petit peu plus difficile que d’habitude à cause de la bombance d’hier soir… On fait les valises et le ménage dans les mobil-home et dès 9 heures, nous voilà à pied d’œuvre pour la dernière randonnée. Nous nous rendons en voiture jusqu’au village de Mazaugues. Niché en bordure du massif de la Sainte-Baume, ce village est unique de par son aspect montagnard et sa fraîcheur. Autrefois, une importante activité autour de la glace et, plus tard, de l’extraction de la bauxite, en ont fait sa richesse. Mazaugues, en provençal "maougo", signifie "masse d’air".
Une agréable piste qui serpente à travers le maquis nous conduit à la glacière Gaudin, dite de Pivaut. Cette surprenante et imposante bâtisse ronde, haute de 23 mètres et d’un diamètre de 17,60 mètres, ainsi que les aires de rétention de l’eau, se prêtent à une parfaite compréhension des procédés de la fabrication et de la conservation de la glace. Ce vaste cylindre de grès qui date des années 1880 fait partie d’un ensemble de 17 glacières qui ont fonctionné jusqu’au début du 20ème siècle. Les glaces de l’hiver étaient conservées ici et étaient livrées de nuit à Marseille et Toulon durant l’été. Ce site bien aménagé permet aux petits et aux grands de faire un retour dans le passé, période où les réfrigérateurs n’existaient pas. Ce fut une belle promenade de 7 kilomètres et 280 mètres de dénivelée. Nous déjeunons un peu plus bas, sur l’aire de pique-nique, en ayant soin de mettre nos voitures à l’ombre car il fait très chaud aujourd’hui.

Et voilà, le week-end se termine, il restera dans nos mémoires comme une parenthèse enchantée, un excellent moment d’amitié et de découverte d’un territoire si proche et pourtant jusque là inconnu. Merci à la section rando de l’ASCE de nous permettre de goûter de tels plaisirs.
Les photos de Gilbert
Les photos de Sylvie