"L’âme brisée"

publié le 3 juin 2020

Ce livre est un cadeau !

Dans cette œuvre de pure imagination, l’auteur a rassemblé, en creux, tout ce qui le définit, depuis son divorce d’avec sa langue natale jusqu’à son mariage avec une Française.

L’âme du titre est celle du violon : placée à l’intérieur de la caisse de résonance, près du chevalet, elle transmet les vibrations des cordes. Et ce violon – un Nicolas François Vuillaume datant de 1857 – est celui de Yu, que sous ses yeux, des soldats japonais ont fracassé et désossé, à Tokyo, en 1938, parce qu’en guerre sino-japonaise. Il avait osé constituer un ensemble avec 3 jeunes musiciens chinois pour jouer « Rosamunde » de Schubert. Yu fut embarqué par les militaires, et disparut à jamais.

Rei, son fils âgé de 11 ans a assisté à cette scène traumatisante, caché dans une armoire. Il n’ eut la vie sauve que grâce à la compassion d’un lieutenant mélomane.

Adulte, et habitant Mirecourt petite ville des Vosges spécialisée dans la lutherie, il entreprit de redonner vie au violon, à l’âme brisée de son père.

Akira MIZUBAYASHI a réussi à faire de ce violon, qui a une tête, une âme et une table des secrets, le personnage principal de ce livre.

Bonne lecture !